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Monday, February 14, 2011

Earth - Angels of Darkness, Demons Of Light 1 (2011)


Trois après l'excellent The Bees Made Honey In The Lion's Skull, Dylan Carlson & Co récidivent avec leur dernier long jeu aux allures de déjà vu.

C'est sans surprise que Earth présente à nouveau de longues chansons répétitives et aux sonorités post-apocalyptiques. En effet, seulement 5 chansons pour non loin de 60 minutes de musique lente, mélancolique et dénuée d'agressivité. Dylan Carlson semble presque avoir mis une croix permanente sur son passé d'inventeur du drone metal. Seul un violoncelle torturé sur toutes les chansons semble être le dernier vestige de cette glorieuse époque ou un Dylan Carlson intoxiqué feedbackait sa vie dans des amplis Sunn des heures durant.

Non pas que la chose soit totalement négative. L'auteur de ces lignes demeure un fan de Earth version années 2000. Toutefois, force est d'admettre que, outre l'apport d'un instrument à cordes, les musiciens de Earth sont en quelque sorte sur le pilote automatique par rapport aux dernières sorties.

Malgré ce point négatif, il est évident dans mon esprit que Angels of Darkness, Demons of Light 1 sera en rotation dans le ipod pour encore quelques mois. Du moins, jusqu'à ce que le volume 2 soit disponible!

Monday, January 24, 2011

Suuns - Zeroes QC

Désolé, à nouveau, du manque de mise à jour. Toutefois, le constat est unanime: Janvier est plutôt lent côté nouvelles. Par contre, c'est le moment idéal pour prendre du retard sur l'année qui vient de se terminer.

Cela dit, il nous ait impossible de passer sous silence ce quatuor montréalais qu'est Suuns. En effet, plusieurs médias, dont le NME au pays de notre Bien aimée Reine Elizabeth, les a désigné comme étant dans le top 20 des groupes à surveiller pour l'année 2011.

Et qui peut les blâmer? Malgré un son et des grooves fortement électroniques, les montréalais n'oublient pas d'ajouter à leur musique des guitares dissonantes comme on les aime afin d'assumer totalement un esprit bien rock. Le résultat donne un savant mélange qui rappellerait une rencontre entre Does It Offend You, Yeah? et Joy Division, en passant par Sonic Youth.

Un groupe qui vaut la peine d'y jeter une oreilles attentive!


Tuesday, March 23, 2010

Have A Nice Life - Time of Land EP (2009)

Impossible de passer sous silence ce qui se trouve à être un autre coup de coeur pour ce duo du Connecticut. Encore une fois offert gratuitement sur le site du label du groupe, ce EP est dans la continuité de Deathconsciousness. Le tout commence avec Wizard of The Black Undreds, pièce qui est non sans rappeler certains moment sur The Fragil de NIN: Lente, atmosphérique et aux sonorités industrielles.

La suite montre le côté plus "accessible" de HANL avec Woe Untos Us qui pourrait pratiquement être un cover de Joy Division. Irrésistible. The Parhelic Circle, pour sa part, revient aux moments ambiants et "dronants" (si on me passe l'expression) de GY!BE ou même, encore une fois, NIN. Peut-être la seule longueur du EP.

The Icon And The Axe termine avec un mélange des différentes influences du groupe. Deuxième et dernière chanson avec du vocal à la sauce shoegaze, comme nous les aimons.

Il est donc facile de voir que ce EP est la suite logique du premier album et pave sûrement la voie à ce qui, espérons le, soit bientôt un deuxième long jeu pour HANL. Heureusement, d'ici là, les fans tels que l'auteur de ces lignes ont la joie de savourer ces 4 nouvelles chansons. Sans compter que la troupe donne gratuitement leurs compositions sur leur site officiel. Aucune excuse, donc, lecteurs incultes!

Bon regardage de souliers à tous.

Sunday, March 7, 2010

Johnny Cash - American VI: Ain't No Grave (2010)


Peu de temps après la mort de sa femme, June Carter, Johnny Cash se remet au travail avec Rick Rubin afin d'enregistrer ce qui sera ses dernières offrandes au monde la musique.

Ain't No Grave est une collection de chansons tirées des mêmes sessions que l'album sorti en 2006, American V: A Hundred Highways. C'est donc sans grande surprise que le tout sonne exactement comme l'album de 2006. C'est-à-dire, des interprétations minimalistes et touchantes de chanson de d'autres artistes à la façon Johnny Cash. L'état de santé de ce dernier étant très fragile dans les derniers mois de sa vie, les chansons en sont teintées de par la faiblesse de sa voix. Ce qui donne bien sûr un ambiance rarement connu auparavant.

Plus folk que country, c'est sans grande surprise que l'album pourra plaire aux gens qui, comme Mathieu Bitchpork, n'aiment (ou on même en horreur) le country. De toute façon, il est reconnu que le public de la légende touche des amateurs de plusieurs styles différents.

En bref, il est agréable de pouvoir mettre la main sur les restants des sessions de A Hundred Highways. Toutefois, l'effet de surprise n'est plus aussi fort qu'à l'époque. De plus, aucune chanson ne sort vraiment du lot. Par contre, les fans se trouveront satisfaits du résultat.


Johnny Cash - American VI: Ain't No Grave: 75%.

Monday, November 23, 2009

Converge - Axe To Fall (2009)


Voilà une critique difficile à pondre pour Math Bitchpork. En effet, ce grand fan de Converge est quelque peu indifférent au tout nouveau album des pas fins de Boston. 

Non pas que ce soit mauvais. Au contraire, il s'agit d'un bon album de musique extrême. Par contre, l'attente du prochain Jane Doe est trop forte chez votre humble serviteur. Car, il ne faut pas se le cacher, Axe To Fall n'est que la suite logique de No Heroes avec, quand même, quelques surprise. Chose qui est tout en leur honneur.

Sans crier gare, les rockers commencent en force avec des titres typiques de leur répertoire tels que Dark Horse, Reap What You Sow et la chanson titre. Toutes ses chansons courtes auraient pu se retrouver sur l'album précédant sans que l'on s'en rende compte. Le groupe nous présente quand même certaines pièces plus lentes, voulant sûrement ainsi briser la routine (Worms Will Feed, Damages) mais ne sont aucunement mémorables comme, par exemple, The Lowest Commun Denominator (sur When Forever Comes Crashing).

Les surprises sont réservées pour la fin avec Cruel Bloom et Wreteched World. Voulant sûrement recréer la surprise qu'était la merveilleuse Grim Heart/Black Rose, Converge change de registre et invite d'autres chanteurs (et musiciens) pour pousser la chansonnette. Probablement les deux morceaux les plus mémorables de l'album, ils donnent toutefois envie de savoir comment sonnerait un album solo de Kurt Ballou, responsable de la 6-cordes et de la console du groupe.

Voilà donc un autre album des vétérans du hardcore de la côte Est. Honnête et sans compromis comme le reste de leur discographie, il se perdra malheureusement parmi les autres classiques. Les fans ne seront pas déçus, mais ils continueront à espérer encore et toujours le prochain Jane Doe.




Monday, November 16, 2009

Pelican - What We All Come To Need (2009)


C'est encore une fois avec un certain retard que l'on vous présente la critique d'une sortie majeure de l'automne mais que voulez vous: Steve Bitchpork Jr. vient d'arriver sur la planète et David Bitchpork est mort d'une overdose de Boréale cuivrée. Que les dieux du rock aient son âme.

Mais comme on dit en anglais, le show doit aller sur.

Alors, plus de deux ans après le relativement décevant City of Echoes, qu'ont les quatre musiciens de Chicago à nous présenter? Un quasi retour en force.

En effet, Pelican revient aux chansons plus lentes et un peu plus longues chose qui n'est pas sans rappeler le grand classique The Fire in Our Throats Will Beckon The Thaw. Ce dernier étant devenu une référence du style et devrait loger dans une position confortable dans le top de la décennie 2000 de Mathieu Bitchpork (à venir quelque part avant 2012.)

Toutefois, l'effet de surprise est quelque peu passé. Dès les premières notes, on reconnaît
immédiatement le style et les sonorités si typiques de leur son signature. N'empêche, les chansons demeurent très bien construites et se tiennent à la perfection. La musique parle d'elle même et transporte bien les émotions. Comme on s'y attend de la part d'un groupe instrumental. Mais sans plus. Les 7 premières chansons demeurent du Pelican typique. Toutefois, à chaque écoute, je me trouve à apprécier l'album toujours plus que la précédente. Ce qui est bon signe. Contrairement à City of Echoes dont j'oublie parfois l'existence, ce disque pourrait se trouver pour un temps dans ma playlist.

Finalement, il est important de mentionner le point fort de l'album: La chanson avec un vocal! Une première pour un long jeu, Pelican laisser un certain Allen Epley pousser la chansonnette sur Final Breath. Ce qui donne à la chanson des sonorités quasi-curesques et ferme l'album de façon majestueuse. En espérant que le groupe récidive dans le futur car le tout brise la routine.

En bref, un bon retour au source mais la question demeure à savoir si What We All Come To Need deviendra une référence comme les premiers albums du groupe. Seul le temps nous le dira!

Pelican - What We All Come To Need: 80%

Wednesday, November 11, 2009

Jesu - Opiate Sun (2009)


Tel que mentionné en fin d'année 2008, sans annonce officielle, on pouvait déjà prévoir que l'année 2009 nous apporterait du nouveau matériel de Jesu.

Et voilà que Justin Broadrick nous présente un nouveau EP après Infinity, paru un peu plus tôt cette année. En effet, après une seule longue chanson très lente, heavy et planante, Jesu revient à ses racines de l'époque Silver et Conqueror. Quatre chansons où les guitares lourdes se trouvent au premier plan plutôt que les sonorités électroniques que l'on pouvait retrouver sur Pale Sketches ou la compilation Why Are We Not Perfect. La voix de Broadrick semble toutefois prendre plus de place que par le passé. Sans dire que les chansons sont mélodiques (on parle quand même de Jesu), un petit quelque chose de plus accessible transpire de ces excellentes pièces. Malgré qu'il n'ai pas la voix la plus puissante dans le merveilleux monde du rock n roll, notre ami JKB n'hésite pas à pousser la chansonnette et ne cache pas non plus son affection pour la musique un peu plus mélodique que son ancien groupe, Godflesh.

En bref, toutes les influences mélangées ensemble donne une suite logique au pratiquement parfait EP de 2006, Silver. Opiate Sun en est le digne successeur. En espérant que Jesu continue dans cette voie pour le prochain long jeu.

Jesu - Opiate Sun: 88%

Monday, November 2, 2009

A Place to Bury Strangers - Exploding Head (2009)


Suite à la critique fort favorable du concert de APTBS de la semaine passée, vous vous douterez qu'au Manoir Bitchpork, notre amour pour le rock bruyant inspiré des années 80 et 90 est sans limite. C'est pourquoi que le tout dernier APTBS, Exploding Head est en constante rotation dans le ipod de Mathieu Bitchpork.

En effet, tout comme les concerts du groupe, l'album n'a aucun point faible. Le groupe incorpore le meilleur de leurs influences afin de présenter un des meilleurs albums de l'année. 

Plusieurs chansons démontrent que le groupe n'a pas peur d'assumer leur coté mélodique, voir pop (dans le sens Shoegaze du terme, bien sûr) avec les excellentes In Your Heart, Keep Slipping Away, Smile When You Smile et Exploding Head. Malgré le barrage de bruit, les mélodies restent dans la tête toute la journée et la voix d'Oliver Ackermann est des plus efficaces à défaut d'être ultra puissante. Mais pourquoi savoir chanter quand on peut juste jouer de la guitare fort?

D'autres chansons plus coup de poing présentent le côté live du groupe. Ce qui demeure leur grande force. On n'a qu'à penser à l'ouverture avec It Is Nothing ou bien Deadbeat. D'autres moments plus lents sont incorporés ici et là mais sans jamais casser le rythme. Voir ici Lost Feeling ou Ego Death avec leur drone tant assourdissant que beau malgré la détresse qui semble en transpirer. 

D'autres chansons mélangent à la perfection les deux extrêmes de APTBS afin d'équilibrer les choses telles les Everything Always Goes Wrong et I Lived My Life to Stand in The Shadow of Your Heart. Cette dernière a la tâche ingrate de fermer l'album et le fait de façon magistral. Rarement autant de bruit aurait été mis sur CD. À écouter au volume maximal dans la voiture en plein trafic.

Bref, un album comme on les aime: Énergique, mélodique, bruyant et beau. Les influences du mouvement shoegaze/noise rock sont célébrées à la perfection pour donner ce qui devrait être dans le top 5 des meilleurs albums de l'année sur ce blog.

A Place to Bury Strangers - Exploding Head: 92%
Moments forts: In Your Heart, Keep Slipping AwayI Lived My Life to Stand in The Shadow of Your Heart
Moment faible: On ne peut pas écrire de moment faible quand on joue avec une Fender Jaguar.






Monday, September 21, 2009

Jesu - Infinity (2009)

Le très productif ami Justin Broadrick revient encore une fois cette année avec du nouveau matériel de son excellent projet Jesu. Et pas n'importe comment: Avec une seule et même chanson de 49 minutes. D'où le titre Infinity

Cette dernière se trouve à être un long condensé de tout ce qu'a fait Broadrick sous le nom de Jesu. Des guitares lourdes, des voix chantées qui se perdent derrières des murs de distortion et sons électros, des cris qui ne sont pas sans rappeler Godflesh et de longues répétitions de riffs. Sans être aussi magique que ses premiers albums plus conventionels, Infinity n'en demeure pas moins très intéressante. La chanson se trouve plus influencée par le EP Silver et le long jeu Conqueror. Tous deux des chefs d'oeuvre du style. 

C'est lent, c'est lourd et c'est beau. Du vrai bon Jesu. Et même si le tout n'est pas aussi excellent que, disons, Silver, le fan que je suis s'y retrouve et n'est pas déçu. 

Jesu - Infinity (2009): 80%

Friday, August 7, 2009

Julian Plenti... Is Skyscraper (2009)

Pendant que nous attendons patiemment le prochain Interpol, Paul Banks, le chanteur/guitariste de ce groupe lance un album sous le pseudonyme Julian Plenti. Il est difficile de ne pas faire des comparaisons entre ce projet et son band principal, la voix unique de Paul/Julian nous rappelle l'Interpol qu'on aime tant. Mais ce n'est pas exactement du Interpol. C'est plus expérimental, souvent moins rythmé, moins dark et... moins intéressant. On croirait malheureusement une collection de B-Sides avec une peu de clavier ajoutés pour l'occasion. La plupart des tounes ne viennent pas nous accrocher, comme le ferait n'importe quelle chanson de son groupe principal... On dirait qu'il manque 3 autres gars... Quand on est leader d'un aussi bon band, les fans ont des attentes élevées. Ce n'est pas l'album que j'espérais, mais c'est quand même meilleur que ce que votre voisin écoute présentement. Tristement, c'est un album que je vais oublier bientôt.

Julian Plenti... Is Skyscraper: 82%
Moments forts: Games For Days, Unwind

Saturday, August 1, 2009

Cave In - Planets of Old (2009)


Près de 4 ans séparent le nouveau EP de Cave In à leur dernière offrande, Perfect Pitch Black. 4 longues années où les membres se sont concentrés sur de nombreux projets solos aux résultats variables.

Planets of Old tombe un peu de nul part mais représente quand même une très belle surprise pour l'autre de ces lignes, fan fini depuis les premiers instants où il a écouté l'album Jupiter il y a plusieurs années.

Cayman's Tongue reprend là où avait laissé la troupe de Boston en 2005 avec Perfect Pitch Black. Un mélange entre l'ancien Cave In plus metal et l'autre plus rock. Le résultat est bruyant et excellent.

La deuxième pièce, Retina Sees Rewind, ressemble étrangement à Cloud (projet plus stoner rock du guitariste Adam McGrath) mais avec la voix de Stephen Brodsky. Le groupe se trouve en territoire peu connu mais se débrouille très bien.

Parlant de territoire peu connu, The Red Trail s'aventure dangereusement dans les sonorités plus Converge que Until Your Heart Stop. Une des pièces les plus violentes du répertoire complet du groupe. Une bonne surprise.

La dernière chanson est dans la même lignée que Retina Sees Rewind. Plutôt rock n roll en mettant un peu de côté l'aspect spatial du groupe. Très bien, mais loin de Jupiter.

En bref, un EP très varié qui ne semble pas vraiment donné une direction à la suite des choses. Plutôt normal si l'on tient compte du fait que le groupe ne semble pas certain de son avenir. N'en demeure pas moins que du nouveau matériel de Cave In se prend toujours très bien.

Cave In - Planets of Old : 86%

Friday, July 3, 2009

Nouveautés des 2 dernieres semaine

Ok un petit peu de rattrapage sur les nouveautés intéressantes des deux dernières semaines:

Voivod - Infini: 87%
Voivod sont de retour avec leur 15e album, potentiellement leur dernier. Je m'attendais à ce que ça soit les restants de fond de tiroirs de Piggy (puisque c'est le 2e album sorti après la mort du génie), mais non, l'album est aussi solide, sinon plus que Katorz. Même que l'album aurait bien pu s'appeler Kinze. C'est de l'excellent Voivod Mark III (depuis le retour de Snake et l'arrivée de Jasonic) comme on en a depuis l'album éponyme; un rock accessible avec une sonorité dissonante typique de Piggy. Assurément dans mon top 10 de 2009. Ne les manquez pas en spectacle à Woodstock en Beauce ce soir et à Jonquiere ce samedi.
Update: L'album ne semble pas être en magasin cette semaine. Du moins, pas au HMV de Québec. Il doit être disponible au Togo, par contre.

Dream Theater - Black Clouds & Silver Linings: 87%
Je dois avouer avoir été un gros fan de DT il y a quelques années. Pour un amateur de progressif et de métal, ce band représente théoriquement le meilleur des deux mondes. Théoriquement. Parce que sur chaque album, un clone de Bruno Pelletier scrap le mood; on écoute un pièce digne d'être du bon Rush, et Bruno arrive avec sa voix chargée d'émotions cheaps à la Rock Détente et détruit tout. Triste. Après Train Of Thoughts, j'ai pas mal décroché du band: ToT était tellement heavy (pour du Dream Theater) qu'il n'y avait presque pas de place pour les tracks poches de Bruno (ok appelons-le James). Parce, faut l'avouer, James fait une très bonne job dans les section plus lourdes. Les albums suivants ToT étaient quelque peu plus smooth alors je suis resté accroché à ce dernier.
Sans trop suivre les développements du groupe, j'écoute Black Clouds & Silver Linings. Wow! Leur album le plus pesant en carrière, possiblement plus que Train Of Thought. Mais n'empêche qu'en écoutant quelques superbe tounes (entre autre The Count Of Tuscany) je me disais que ça serait vraiment bien s'ils faisaient un album instrumental.
Alors je me dirige chez HMV pour me procurer le dernier Voivod et je jette un coup d'œil sur Black Clouds. 3CD? Le 2e ne contient que des covers (Queen, Rainbow, King Crimson, To Tame A Land d'Iron Fucking Maiden). Le CD 3 contient UN MIX INSTRUMENTAL DE BLACK CLOUDS & SILVER LINING! Alors on se retrouve avec un des meilleurs album de Dream Theater SANS LE VOCAL DE BRUNO! Si vous avez décroché de DT, donnez une chance a cet album. Avec album instrumental en prime! Dans mon top 10 de 2009.

The Mars Volta - Octahedron: 79%
Il y a des bands que je devrais aimer, mais sais pas pourquoi, j'accroche pas. Pas que je ne les aime pas, mais je reviens rarement écouter un Mars Volta. J'écoute leurs nouveautés, je dis comme Mononc' Serge, "Pas pire!" et je ne réécoute plus. La même chose se passera avec Octahedron. Il y a des bons moments, des moins bons, et peu importe, je ne le réécouterai probablement plus anyway.

Sunday, June 28, 2009

Sonic Youth - The Eternal (2009)


Nous voilà un peu en retard sur le restant de Planète musique. Mais allons-y quand même de quelques observations sur le tout nouvel opus de Sonic Youth, The Eternal.

Dès les premières notes, on peut penser que les vieillards au cœur d'enfant ont retrouvé la fouge de leur début. En effet, Sacred Trickster nous présente une Kim Gordon qui ne semble ne jamais vouloir vieillir avec son riff très rock et rythmes rapides. La même observation pourrait s'appliquer à la chanson Calming the Snake. Après toute ces années, la madame Gordon justifie encore et toujours sa place de choix dans les icons du rock n roll underground.

Les choses se calment quelque peu pour le restant des pièces. Plusieurs moments nous font planer, au même titre que la plupart des chansons que le groupe nous a présentées sur leurs albums du début des années 2000. À ne pas négliger non plus, les excellentes parties de basse du nouveau membre, Mark Ibold. Ce dernier appporte la bouffée d'air frais qu'il manquait quelque peu à Rather Ripped ou bien Sonic Nurse.

Toutefois, ce sont les chansons tout droit sorties du génie de Lee Ronaldo qui attirent le plus l'attention, encore une fois. On n'a qu'à penser ici à Walkin Blue ou What We Know qui sont les moments forts. Ne vous attendez pas à un Eric's Trip, mais le tout est encore très actuel et solidement arrengé.

En bref, les New-Yorkais démontrent que, malgré les années qui passent, ils demeurent un groupe incontournable du rock underground. Une toute nouvelle génération pourra même se familiariser avec la troupe à l'écoute de ce 16e album.

Sonic Youth - The Eternal: 84%
Moment forts: Walkin Blue, What We Know, Sacred Trickster et Antenna
Moments faibles: No Way

Friday, June 12, 2009

Placebo - Battle For The Sun (2009)


Il y avait beaucoup d'attentes. Meds avait eu un très bon succès commercial et critique et le groupe avait parcouru la planète au grand complet afin de présenter ces chansons qui sont pour la plupart devenues des incontournables du groupe. Suite à ce long périple, Brian Molko et Stefan Olsdal ont dû dire adieu Steven Hewitt, batteur de longue date.

Après une pause bien méritée, les deux musiciens trouvent un remplacent aux tambours et s'envolent vers Toronto (sûrement pas pour la qualité de leur équipe de hockey) afin d'enregistrer la suite de Meds. Le résultat est maintenant disponible pour écoute et est très concluant pour tout fan de longue date.

Le tout ouvre avec un bon rock typique de Placebo doublé d'un texte aux accents plutôt sensuels, marque de commerce de notre ami Molko. Le ton est donné et le reste de l'album suivera cette ligne directrice.

En effet, contrairement aux anciens albums du catalogue de Placebo, aucun slow ou chanson plus expérimentale ne sont présentés à l'auditeur. Battle For The Sun est probablement l'album le plus homogène de la troupe en carrière.

Les guitares demeurent très présentes au fil des 13 pièces, mais de nombreuses orchestrations et utilisation des claviers viennent rappeller que Placebo sont passés maîtres dans l'art d'en mettre beaucoup dans le mixage. Chose qui est très logique considérant le virage pris depuis Black Market Music.

De solides chansons rock de concert sont présentées et feront le plaisir de tous lors de la tournée à venir. Outre la pièce d'ouverture, les Ashtray Heart (le meilleur morceaux de la gallette), The Never-Ending Why (avec de solides hooks) et Devil in the Details montrent que Molko n'a rien perdu de son angoisse et urgence de vivre d'adolescent.

Certaines chansons pop viennent apporter une certaine dose de positivisme telles les Bright Lights et l'exellente Kings of Medicine. Cette dernière à la tâche de fermer l'album et le fait avec brio. Sans parler de Julien qui ouvre avec son intro très électro (une rime à la Mononc' Serge, je m'en excuse) qui se trouve à être une des chansons les plus catchy de Battle For The Sun.

On y retrouve que deux déceptions: le premier single, For What It's Worth et Breathe Underwater. Sans être particulièrement de mauvaises chansons, le fan de longue date est en droit d'exiger plus de la part de nos amis aux orientations sexuelles qui ferait paniquer le conservateur typique. De tout évidence, le choix du premier extrait rappelle que le département de marketing devait être fermé lors de la session de brainstorming afin de trouver ledit single.

En bref, le fan sera heureux de retrouver Placebo là où le groupe a laissé après s'être retiré des projecteurs afin de pondre la suite de Meds. Un solide album qui devrait bien accompagner les fans de musique lors de leur vacances d'été et lors de l'arrivée de l'automne dans quelques mois.

Placebo - Battle For The Sun: 82%
Moments forts: Ashtray Heart, The Never-Ending Why et Kings of Medicine
Moments plus faibles: For What It's Worth et Breathe Underwater




Monday, June 8, 2009

Semaine internationale de Placebo

C'est cette semaine que sort le 6e long jeu du groupe anglais Placebo, Battle for the Sun. Profitons de cette occasion afin de faire un tour de la discographie du groupe aux orientations douteuses. Discographie riche et variée d'un groupe qui a toujours fait un bon rock sans tomber dans les clichés commerciaux mais sans toutefois avoir l'entière reconnaissance qu'ils mériteraient. Allons-y donc pour une rare semaine internationale sur Bitchpork!


Placebo - Placebo (1996)

Deux ans après la mort officielle du grunge, un nouveau groupe avec un frontman au look étrange fait son apparation dans le décors musical. Une chanson comme Nancy Boy vient donner quelques explications sur la chose mais ce que l'auditeur remarque vraiment est la qualité des compositions rock où les guitares sont très présentes. Les paroles demeurent profondément encrées dans des thèmes plus adolescents, mais l'ensemble est très cohérent et demeure un incontournable des années 90. 36 Degrees, Come Home, Teenage Angst et Nancy Boy sont désormais des classiques.





Placebo - Without You I'm Nothing (1998)

Une chronique avait été pondue l'automne passé afin de souligner les 10 ans de l'album. Inutile de s'étendre plus loin sur le sujet. Seulement mentionner que leur 2e long jeu reste à ce jour leur meilleure offrande à la planète. À se procurer sans hésitation.




Placebo - Black Market Music (2000)


Pour leur 3e album studio, la troupe de Brian Molko se permet d'expérimenter avec des résultats pas toujours concluants. En effet, les chansons Peeping Tom et Black Market Blood sont beaucoup plus des tests de patience que de bonnes chansons rock. Sans compter que l'album ouvre mollement avec Taste in Men. Nous sommes loin des Pure Morning et Come Home. De solides pièces sont quand même présentées: Haemoglobin, Special K (allusion directe à la drogue du même nom) et Days Before You Came font partis des meilleurs chansons rock du répertoire du groupe. Quelques slows viennent toutefois briser le rythme. Malgré ces commentaires négatifs, le CD est de loin supérieur à la musique de radio présentée aujourd'hui.




Placebo - Sleeping with Ghosts (2003)

Le trio persiste et signe et continue dans la même voie. C'est-à-dire un 4e album ou se cotoyent tant des chansons 100% rock que d'autres pièces plus tranquilles et expérimantales. Le résultat en est même plus convainquant. This Picture, Bitter End et la chanson titre en sont les moments forts. La meilleure chanson demeure la très mélancolique Special Needs. Soulmates never die!




Placebo - Meds (2006)

Retour en force du trio en 2006 avec le très attendu Meds. Brian Molko & Cie n'ont rien perdu de leur fougue et de leur orignialité. Les propos ne sont pas encore des plus matures, mais le tout est livré avec honnêteté. On y retrouve que 2 points faibles: In the Cold Light of Morning et Broken Promis. Le reste montre le groupe sous son meilleur jour. Tant pour les chansons purement rock (Meds, Infra-Red et Because I Want You) que pour les slows (Pierrot The Clown et Follow The Cops Back Home). Drag demeure, à ce jour, la chansons préférée de Mathieu Bitchpork sur l'ensemble de leur discographie. Un des meilleurs albums de l'année 2006.





Placebo - Battle for the Sun(2009)

Nous voilà arrivé en 2009 et le groupe nous présente un 6e album. Malheureusement, personne dans la maison Bitchpork n'a écouté le tout. Une vraie critique est prévue plus tard dans la semaine. C'est à suivre!

Wednesday, June 3, 2009

Pelican - Ephemeral EP 2009


Le quatuor de Chicago ressort du studio en ce mois de mai (bon, juin, je suis en retard) afin de nous présenter un avant goût du prochain long jeu qui fera suite à City of Echoes paru en 2007.

Ce dernier s'éloignait quelque peu des racines plus hardcore du groupe afin de présenter des chansons instrumentales plus accessibles à l'auditeur non averti. Chose qui avait choqué certains après l'excellent The Fire in Our Throats Will Beckon the Thaw, désormais classique du style.

Mais ne paniquons pas, braves gens! Ephemeral semble être un retour aux riffs plus impitoyables de l'époque The Fire... et même de Australasia, premier long jeu de la troupe sans chanteur.

Les deux premières pièces rappellent en effet les jours plus hard de Pelican avec, quand même, certaines touches qui rappellent City of Echoes. Le moment fort du EP demeure la reprise de Earth, Geometry of Murder, où Dylan Carlson en personne fait une appartition.

En bref, un excellent EP qui permet de faire patienter les fans en attente du prochain long jeu qui s'annonce très bon. Les attentes seront élevées dans le camp Bitchpork.

Friday, May 29, 2009

Nouveautés de la semaine


Pas grand chose à signaler cette semaine, excepté le nouvel opus de l'Antichrist Superstar lui-même, Marilyn Manson. Monsieur (madame?) Manson nous revient avec son 7e LP, The High End Of Low. Le retour de Twiggy Ramirez nous laissait croire un retour au source, mais ce n'est pas totalement le cas. Le son est généralement plus lourd, moins pop que plusieurs des ses derniers titres (excepté les slows, shit Marilyn, laisse ça a Poison et Bon Jovi, eux ils sont bons la-dedans). Le problème avec cet album c'est qu'il est trop long. Nous sommes a l'ère des CD, et les artistes tentent trop souvent de le remplir le plus possible. Les premières tounes sont très solides, mais après la 6e pièce (sur 15) on commence à décrocher. On aurait pu faire un excellent EP mais un album complet? Bof. Somme-toute, un album presque intéressant qui sera vite oublié.

Marilyn Manson - The High End Of Low: 78%

Friday, May 15, 2009

Green Day - 21st Century Breakdown


Green Day - 21st Century Breakdown: 84%
5 ans après le très populaire American Idiot, Green Day sont de retour avec 21st Century Breakdown, album disponible en magasin aujourd'hui même. La question que tout le monde pose: "yé tu aussi bon?".

Chose certaine, il est efficace. Moins punk (donc ENCORE plus pop), mais il y a des hooks et des bons riffs partout pour qu'on y accroche. Les gars avaient commencé à expérimenter avec des structures de chansons plus variées, avec entre autre l'excellente Jesus Of Surburbia, et on continue un peu dans cette lignée sur certaines tounes. On pousse aussi un peu plus vers les albums concepts, un peu théâtral à la Queen.

Si The Black Parade de My Chemical Romance semblait fortement inspiré de American Idiot, 21st Century Breakdown semble à son tour inspiré de The Black Parade. Avec ses bons et mauvais côtés. C'est varié, mais les tounes slows au piano m'écoeurent un brin. Faut dire qu'il y avait des pièces qui m'écoeuraient un peu aussi sur Idiot.

Un très bon album que je n'écouterai pas tant que ça, mais ça va pogner au max.

Moments forts: 21st Century Breakdown, Know Your Enemy, Before The Lobotomy, East Jesus Nowhere, Murder City, Horseshoes And Handgrenades, See The Light, American Eulogy
Moment poche: 21 Guns

Friday, May 8, 2009

Rattrapage sur les nouveautés de mars/avril

Steve BitchPork à été extrêmement occupé depuis quelques semaines, (ah pis let's go! profitons-en pour nous plugger: les 3 bitches ont terminés leur premier ep, disponible sur myspace, amazon et même plus bas sur cette page!). Ma chronique hebdomadaire de nouveautés musicales et mes critiques ont été malheureusement mises de côté.

Pour me faire pardonner, voici un survol rapide de ce qui est sorti dans le BitchWorld entre le 10 mars et aujourd'hui.

Silversun Pickups - Swoon: 86%
Math BitchPork a fait une excellente critique de l'album. Dire qu'AC/DC ont encore leur distorsion cheap de années 70, alors qu'ils pourraient fuzzer comme Silversun Pickups et avoir un des plus meilleur son de guitare de la planète.

Mastodon - Crack The Skye: 84%
On est sur un major label. On veut probablement vendre plus d'albums. Alors? On devient plus gentil, on crie moins, les guitares sont moins pesantes. Ceci n'enlève rien au fait que c'est un album extrêmement bien fait, c'est complexe, certaines pièces font plus de 10 minutes. On s'appelle MASTODON. Un mastodonte c'est supposé être gros, pesant et faire du bruit. Mais bon, les temps changent, Sonic Youth ont 55 ans, et Mastodon ne sont plus énormes.

Les Claypool - Of Fungi And Foe: 83%
Le leader de Primus nous arrive avec un autre projet weird, imaginez Primus (et son son de bass légendaire) avec, entre autre, un xylophone, un sax, parfois des strings... Très intéressant, mais sûrement que je vais oublier cet album rapidement.

The Decemberists - The Hazards Of Love: 79%
Sympathique album concept indie. Je ne suis pas un fan du genre, mais les fans devraient aimer, c'est varié et intelligent.

Static-X - Cult Of Static: 79%
Pour amateurs de Disturbed. Musique méchante facile à digérer. Pas nécessairement bon au goût mais ça rocke.

New Found Glory - Not Without A Fight: 78%
Pop-punk-whatever fait pour la radio. Comme un trio deux cheeses, ca se mange bien, ca se digere bien, mais apres quelques jours on se mets a feeler mal.

Cursive - Mama, I'm Swollen: 77%
Pas mal décu. J'avais vraiment aimé The Ogly Organ en 2004. On perd un peu de son originalité avec Mama, I'm Swollen. Un autre album que je vais oublier...

Chris Cornell - Scream: ??% (il y a 1-2 tounes que je n'ai pas pu terminer)
Chris Cornell vient de faire l'histoire avec cet album. Comme d'autres catastrophes du genre, on pense à la peste noire au moyen age, la deuxième guerre mondiale, ou la grippe porcine, pourquoi pas, il y arrive de temps en temps que leur équivalent se produise dans le domaine musical. Pensons à Phil Collins qui est allé de batteur-dieu de Genesis jusqu'à chanteur de poubelle dans sa carrière solo. Chris Cornell vient de faire la même chose. Cet homme, que je respectais, à participé à au moins deux EXCELLENTS albums avec Soundgarden. Sa carrière a commencée son déclin avec Audioslave. Mais il vient d'atteindre les bas-fonds. Je suis triste. C'est mauvais. Je ne veux même plus en parler. Moi qui pensait en voyant la pochette que ca rockerait. FUCK c'est pas ca! C'est pour nous montrer que sa guitare il en a pas de besoin sur son album de marde.

Monday, April 27, 2009

Death Cab for Cutie - The Open Door EP (2009)


Il y a près d'un an paraissait Narrow Stairs, 6e album studio de la troupe menée par Ben Gibbard. Sans être le meilleur du répertoire de Death Cab for Cutie, plusieurs moments forts avaient fait en sorte que l'album se soit retrouvé en tête du palmarès 2008 de votre humble serviteur.

Voilà donc que surgissent en ce mois d'avril 2009 quatre chansons des mêmes sessions studio de Narrow Stairs sous le nom de The Open Door EP. À première vue, il peut sembler que le groupe ait voulu rentabiliser ce même temps de studio en offrant un mini album avant même d'avoir terminé la promotion du dernier. Rassurez-vous, il n'en est rien.

Quoique très différentes de l'ensemble des pièces de Narrow Stairs de par leurs sonorités résolument plus folk, elles sont toutes de très bonnes chansons de Death Cab for Cutie. L'utilisation des guitares acoustiques et le propos font en sorte que ces chansons ne cadraient tout simplement pas dans le contexte californien et/ou Jack Kerouac exploité par Ben Gibbard tout au cours Narrow Stairs.

Le EP permet aussi d'apprécier les talents au ukulélé de monsieur Gibbard sur une version différente de Talking Bird. L'écoute de cette pièce ramène directement l'auditeur dans l'ambiance acoustique/folk exploitée dans le film Juno. Le résultat en est déstabilisant.

Les fans du groupe seront heureux d'avoir eu droit à ses chansons sur un support autre que Narrow Stairs. En effet, après plusieurs écoutes, il ne s'agissait pas ici de remplissage mais bien de bonnes chansons folk avec la voix unique de Ben Gibbard. Pour ce qui est des auditeurs moins au fait de l'œuvre de Death Cab for Cutie, il est recommandé de se concentrer sur l'ancien matériel afin de se mettre à jour.

Death Cab for Cutie - The Open Door EP: 85%
Moment fort: My Mirror Speaks
Moment faible: C'est un EP, trop court...